|
Retour à la page d'accueil de la Bourse du Voyage et de l'Aventure
GUATEMALA 2002
Pendant 6 semaines, grâce à votre soutien
financier, nous avons pu réaliser une action humanitaire souhaitée
depuis longue date. Mais plus qu'une aide budgétaire, votre
aide a contribué à améliorer la vie d'enfants
défavorisés et orphelins. Leurs sourires à notre
arrivée et leurs larmes lors de notre départ témoignaient
d'une réelle complicité qui s'était établie
pendant 1e séjour. Vivre au côté de ces enfants
fut aussi d'une grande richesse, nous avons découvert une nouvelle
culture, des nouveaux paysages, une façon de vivre sans commune
mesure avec les pays occidentaux. I. LE GUATEMALA " Le Guatemala : pays où les Mayas inventèrent
le zéro il y a mille ans. Grâce à ce chiffre,
l'addition et la multiplication sont entrées dans les pratiques
courantes. Pays où la conquête espagnole se trouvait
déjà écrite dans les prophéties locales.
Le 29 Décembre 1996, la paix fut signée et depuis, le
pays réapprend l'addition. Voici enfin le commencement de l'ère
de la parole et de la lumière. " Gloria Monténégro
de Chirouze
a. Un peu d'Histoire Le Guatemala cache une des civilisations les plus anciennes et plus avancées d'Amérique : la civilisation Maya que l'on date de -300 av JC, jusqu'à sa décadence à la fin du X siècle. Les nombreux temples, pyramides, et cités comme
Tikal ou encore Copàn pour les plus impressionnants, sont l'uvre
de cette civilisation. D'autres civilisations comme celle des Toltèques
succédèrent aux mayas. b. Géographie, géologie et environnement Constitué de montagnes, recouvertes de forêts
et de plaines envahies par la jungle, le Guatemala au coeur de l'Amérique
centrale s'étend sur 109 000 km2. Ce pays est frontalier avec
le Mexique au Nord et à l'Ouest, avec le Belize à l'Est.
A l'Ouest, les Hautes terres occidentales comptent une trentaine de
volcans. Au Sud Ouest, le versant pacifique abrite des plantations
de café, de canne à sucre et d'autres immenses vergers.
c. Climat Si la devise officielle du Guatemala est " le pays du printemps éternel ", dans les montagnes des Hautes terres, la température peut descendre sous zéro la nuit. Souvent froide et humide durant la saison des pluies, les journées deviennent chaudes et agréables en saison sèche (de fin octobre à mai). Les côtes du Guatemala connaissent un climat tropical et pluvieux. d. Économie Rappelons tout d'abord que 1a monnaie est le Quetzal.
Le café représente le premier produit d'exportation
du pays, suivi par le sucre et le coton. Le maïs, les fruits
et les légumes sont aussi une source de revenus. Mais après
le café, le deuxième fournisseur de devises est le tourisme. e. Population La population du Guatemala est de plus de 12 millions
d'habitants. Les clivages qui existent dans la société
guatémaltèque rappellent les caractéristiques
des pays d'Amérique latine : ladinos (blancs, créoles,
métis ou européens qui détiennent la plupart
des pouvoirs et des privilèges) et les indigènes. Au
Guatemala, 60% environ des habitants sont indigènes et regroupés
en 23 communautés ayant leur propre dialecte et parfois leurs
propres coutumes. Ces communautés descendent pour la plupart
des Mayas, et ont conservé bon nombre de leurs traditions :
vêtements, dialecte, musique, danse...
Ainsi l'espagnol reste 1a langue officielle mais 22 autres langues ou dialectes sont parlés au Guatemala. Près de 40 % des Guatémaltèques
vivent dans les villes, notamment ceux de souches européennes
qui occupent le sommet de la pyramide sociale. f. Education L'éducation au Guatemala est gratuite et obligatoire de 7 à 14 ans. L'école primaire dure 6 ans mais seulement 79% rejoignent les bancs de l'école. L'enseignement secondaire dure aussi 6 ans. Dans cette tranche d'âge, seulement 23% des enfants sont scolarisés. L'éducation secondaire n'est pas gratuite sur toute sa durée, ce qui constitue une dissuasion pour l'élève moyen. Environ 65% des adultes savent lire et écrire mais le taux d'alphabétisation varie beaucoup d'un groupe ethnique à un autre. Ainsi certaines études montrent que près de 95% des femmes mayas des zones rurales sont illettrées. Les enfants mayas ont du mal à s'adapter au système éducatif. Ils migrent de façon saisonnière avec leurs parents pour trouver du travail et ces périodes chevauchent généralement l'année scolaire.
a. Préparation Tout au long de l'année, avec notre groupe humanitaire
composé de 18 personnes membres de l'association humanitaire
" Aide Universitaire ", nous avons récolté
des fournitures et de l'argent afin d'apporter en plus de notre présence
un soutien financier et matériel. Nous avons donc réalisé
des ventes de gâteaux le dimanche matin à la sortie des
églises. Nous avons fait des collectes de fournitures à
la sortie des hypermarchés. Nous avons aussi organisé
une soirée étudiante dans la crypte de l'église
Sainte Cécile de Boulogne. Une grande partie de l'argent récolté
fut transformé en fournitures scolaires, mais aussi en produits
d'hygiène, jeux et bonbons. Nous avons gardé un peu
d'argent pour notre action sur place. Nous avons aussi emporté
des vêtements ...Nous ne sommes donc pas partis les mains vides
au Guatemala. b. Décollage Nous sommes donc partis à 10 (2 étaient
déjà partis la veille et 6 nous rejoignaient quelques
jours plus tard) le 10 juillet pour le Guatemala via Atlanta aux Etats-Unis.
Nous nous sommes tous retrouvés à l'aéroport
pour prendre un dernier Mac Donald avant notre départ ! Chacun
de nous portait un gros sac à dos mais aussi 2 énormes
sacs de vêtements et fournitures. Nous dépassions donc
tous le quota de poids de bagages autorisés ! c. Arrivée à Guatemala Ciudad Nous avons atterri à Guatemala Ciudad vers 22h
heure locale. L'air était lourd et humide, la chaleur étouffante.
Nous avons fait la queue à la douane encore une bonne heure
et eurent enfin le plaisir d'avoir un premier tampon sur notre passeport.
Deux filles du groupe parties un jour plus tôt
nous attendaient, ravies de revoir des français après
plus de 20 heures passées dans l'aéroport à nous
attendre. A l'aéroport, Lorna notre contact franco-guatemaltèque qui nous a trouvé notre mission au Guatemala, nous attendait avec des gens de sa famille et deux voitures pour nous emmener dans un hôtel qu'elle nous avait réservé. Son accueil fut chaleureux et nous partîmes donc entassés dans les voitures à notre hôtel où nous passâmes la nuit. Le lendemain matin, Lorna nous attendait avec un minibus pour notre départ pour San Lucas Toliman, village où nous devions passer notre mois. Les bagages furent mis sur le toit du véhicule. Après avoir atterri à Guatemala Ciudad, nous prenons donc la route vers les Hautes Terres pour rejoindre le village de San Lucas. La traversée de la capitale, entre bidonvilles et quartiers résidentiels, révèle déjà un contraste de vie. Puis nous sortons de la ville et c'est la luxuriante et abondante végétation qui apparaît sur ces paysages vallonnés. La route est plutôt bonne, goudronnée presque partout mais elle est parfois dangereuse. Un tronçon de route notamment étant sujet à de fréquentes embuscades de voleurs, n'est utilisable que escorté d'une voiture de police.
C'est ainsi que nous prîmes une route de terre
à travers les montagnes escortés d'une voiture de police.
Après 5 heures de bus, nous apercevons le lac Atitlan au milieu
d'une chaîne de volcans et nous arrivons au village San Lucas
Toliman.
Surprise de voir des étrangers, mais pas intimidée,
la population nous parait plutôt tranquille et accueillante.
En mettant notre espagnol à l'épreuve, nous trouvons
enfin le centre Pavaroti lieu de notre action. Notre arrivée
ayant déjà du faire le tour du village, la directrice
La Senora Juana du centre et son adjoint Orlando nous attendent avec
un grand sourire et nous accueillent chaleureusement . Rue de San Lucas 16-16-16-16 III. Notre vie à San Lucas a. Organisation Nous avons décidé afin de vous faire partager l'expérience que nous avons vécue lors de notre mission humanitaire de vous décrire une journée type en vous détaillant notre emploi du temps plutôt que de vous faire un journal de bord. Tout d'abord, précisons nos conditions d'hébergement.
Nous étions en " pension complète " au centre
c'est-à-dire que Orlando avait mis à notre disposition
une grande pièce carrelée (avec vue sur le lac !) dans
laquelle était disposée 18 matelas. Nous avons donc
partagé notre intimité à 18. Le centre avait
engagé des cuisinières pour nos repas, ce qui était
une source non négligeable de revenus pour ces deux femmes
avec qui nous nous sommes liés d'amitié. Nous avons
d'abord refusé car nous pouvions cuisiner seuls mais cette
demande fut rejetée et vexa même nos hôtes. Nous
disposions de 2 douches d'eau froide pour nous laver. En contrepartie
nous versions l'équivalent de 70 F par jour au centre par personne. Les cuisinières du centre
b. Une journée type Notre journée se divisait en deux grandes parties : La matinée, hors du centre : Lorna nous avait présenté Victor, le responsable des écoles des villages avoisinants, qui nous a permis pendant toute la durée de notre mission de découvrir l'arrière pays en se rendant dans ces écoles. L'après midi, consacrée aux élèves
du centre. Après une vingtaine de minutes, nous arrivions
à l'école en empruntant des chemins parfois très
inattendus. Les écoles étaient toutes très différentes
mais l'accueil des enfants était toujours semblable : cris
de joie, sourires timides et surpris, yeux émerveillés...
Dans chaque école qui comptait près de
150 enfants pour seulement deux maîtresses, nous nous répartissions
pour donner en première partie quelques notions de français
aux enfants les plus âgés, faire des dessins avec les
plus petits, chanter des chansons françaises ou espagnoles
qu'ils nous apprenaient parfois. 18-18-18 22-22-22-22
-19h00 : Nous avions un dîner quelque peu frugal. Nous allions donc ensuite acheter un petit complément de nourriture dans le village puis nous allions voir la nuit tombée sur le lac avec nos nouveaux amis guatémaltèques. Vue du lac depuis
le centre Pavaroti à la tombée de la nuit
Alors que tous les professeurs partaient du village
de San Lucas le week-end, nous étions seuls au centre, ravis
de prendre des repas à l'européenne. IV. Notre voyage a. Moyen de transport Pour faire la route nous avons donc choisi le moyen
le plus économique c'est-à-dire un bus locale, et ce
choix s'est révélé très instructif car
il nous à permis d'être au contact de la population ;
le terme " contact " justifie aussi notre entassement dans
le bus : à 6 par banquettes (censée être pour
3), entre 2 poules et un fermier, le trajet est périlleux et
cocasse ! De plus les sacs sont entassés sans aucun système
d'accroche sur le toit du véhicule or les routes n'étant
pas toutes goudronnées, les sacs ont tendance à se déplacer
sur le toit. Il faut signaler que c'est par ce moyen de transport
qu'il nous ait arrivé toutes nos péripéties.
En effet, lors d'un voyage une des filles avec qui nous étions
parti n'a pas retrouvé son sac à l'arrivée. Le
sac avait du passer par-dessus bord lors du trajet. Dans un autre
bus c'est un garçon qui fut la proie d'un pickpocket qui lui
déroba argent, cartes, billets d'avion et papiers d'identité.
Tous sont revenus sains et saufs en France mais ces évènements
n'ont pas facilité le voyage. b. Notre itinéraire Nous sommes donc partis de San Lucas pour monter un
peu plus au nord du lac à Chichicastenango réputé
pour son marché. Puis nous sommes redescendus au sud du Guatemala
pour voir la côte Pacifique. Nous nous sommes ensuite rendus
à Guatemala ciudad pour le rassemblement du pape où
nous avons retrouvé tous nos compagnons de voyage. Rassemblement pour le pape à Guatemala ciudad Nous nous sommes ensuite séparés pour
reprendre la dernière étape de notre voyage : Tikal
qui n'est autre que le site de ruines mayas le plus spectaculaire
d'Amérique latine enfoui au milieu de la jungle. Un temple de Tikal Remerciements Nous remercions Commission Extra-Municipale des Jeunes de Neuilly sur Seine- |
||||||||||||||||||