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du Voyage et de l'Aventure

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GUATEMALA 2002
Soutien scolaire et animation dans des foyers d'enfants défavorisés

Laure ALLOITEAU
Stéphane ALLOITEAU

 


 

Pendant 6 semaines, grâce à votre soutien financier, nous avons pu réaliser une action humanitaire souhaitée depuis longue date. Mais plus qu'une aide budgétaire, votre aide a contribué à améliorer la vie d'enfants défavorisés et orphelins. Leurs sourires à notre arrivée et leurs larmes lors de notre départ témoignaient d'une réelle complicité qui s'était établie pendant 1e séjour. Vivre au côté de ces enfants fut aussi d'une grande richesse, nous avons découvert une nouvelle culture, des nouveaux paysages, une façon de vivre sans commune mesure avec les pays occidentaux.
Nous vous remercions donc infiniment pour l'expérience que nous avons vécue pleinement l'été dernier.

I. LE GUATEMALA

" Le Guatemala : pays où les Mayas inventèrent le zéro il y a mille ans. Grâce à ce chiffre, l'addition et la multiplication sont entrées dans les pratiques courantes. Pays où la conquête espagnole se trouvait déjà écrite dans les prophéties locales. Le 29 Décembre 1996, la paix fut signée et depuis, le pays réapprend l'addition. Voici enfin le commencement de l'ère de la parole et de la lumière. " Gloria Monténégro de Chirouze
Le Guatemala fut avec le Mexique le berceau de la civilisation Maya. Sur ces terres ancestrales, les traditions sont encore bien vivantes. Les descendants des Mayas majoritaires au Guatemala, résident surtout en milieu rural, où ils tentent de préserver leurs langues, leur façon de vivre. Des fraîches montagnes couvertes de pins aux jungles humides du Péten, où niche une multitude d'oiseaux tropicaux dont le magnifique Quetzal ; de la mer des Caraïbes à la côte Pacifique, le Guatemala offre une magnifique variété de paysages : volcans, plateaux, lacs, jungles... malheureusement, les territoires de ce pays sont menacés par la pratique du brûlis utilisée par les éleveurs pour répondre aux besoins de viande bovine ; 1a forêt tropicale en est menacée. Pour apporter un début de solution le gouvernement du Guatemala collabore avec des ONG afin de préserver la culture Maya et leur cadre naturel.


Carte d'Amérique centrale

 

a. Un peu d'Histoire

Le Guatemala cache une des civilisations les plus anciennes et plus avancées d'Amérique : la civilisation Maya que l'on date de -300 av JC, jusqu'à sa décadence à la fin du X siècle.

Les nombreux temples, pyramides, et cités comme Tikal ou encore Copàn pour les plus impressionnants, sont l'œuvre de cette civilisation. D'autres civilisations comme celle des Toltèques succédèrent aux mayas.
Mais le fait le plus marquant reste l'arrivée des Espagnols commandée par Cortès qui conquirent le pays au XVI siècle. Puis 2 siècles plus tard en 1821, l'indépendance est proclamée. Se succédèrent ensuite différentes dictatures entre 1898 et 1944 puis des gouvernements conservateurs et des pouvoirs militaires alors que la guerre civile fait rage depuis 1960 faisant des millions de morts, sans-abri et disparus.
Le Guatemala est aujourd'hui une république composée de 22 départements. Chef de l'exécutif, le président est élu pour quatre ans au suffrage universel. Si les principes de la démocratie paraissent respectés, le gouvernement une fois en place a souvent recourt à des méthodes alliant intimidation et forces militaires.
En 1996, le candidat du parti de droite modéré remporta les élections et signa les accords de paix après 36 ans de guerre civile. Ces accords prévoyaient notamment le droit pour tous à la santé ou l'éducation. En 1999 se déroulèrent les premières élections en temps de paix, Alfonso Portillo séduisit les électeurs grâce à un programme centré sur le maintien de la paix dans son pays. Cependant 3 ans après son élection, le bilan est décevant. Le président n'a pas tenu les engagements qu'il s'était fixé et les guatémaltèques ne lui pardonnent pas. Ces quelques dates révèlent ainsi un passé marqué par une succession de conflits ; Aujourd'hui l'insécurité et la corruption restent un des problèmes majeurs du pays.

b. Géographie, géologie et environnement

Constitué de montagnes, recouvertes de forêts et de plaines envahies par la jungle, le Guatemala au coeur de l'Amérique centrale s'étend sur 109 000 km2. Ce pays est frontalier avec le Mexique au Nord et à l'Ouest, avec le Belize à l'Est. A l'Ouest, les Hautes terres occidentales comptent une trentaine de volcans. Au Sud Ouest, le versant pacifique abrite des plantations de café, de canne à sucre et d'autres immenses vergers.
Mais ce sont aussi de vastes plages de sable volcanique où règne une chaleur étouffante. Au cceur du pays, à 1500m d'altitude se dresse la capitale " Guatemala Ciudad ". De la capitale jusqu'au Nord du pays s'étend une épaisse forêt tropicale qui cache une des plus belles cités mayas : Tikal. A l'Est, une petite partie du pays borde la Mer des Caraïbes. La diversité des paysages rend à ce pays une teinte tout à fait chaleureuse et colorée, à l'image de leurs ponchos typiques d'un rouge éclatant. Le Guatemala abrite plus de 8 000 espèces végétales, une multitude d'espèces animales dont le Quetzal : oiseau emblématique du pays.

Drapeau du Guatemala
Le Quetzal

 

c. Climat

Si la devise officielle du Guatemala est " le pays du printemps éternel ", dans les montagnes des Hautes terres, la température peut descendre sous zéro la nuit. Souvent froide et humide durant la saison des pluies, les journées deviennent chaudes et agréables en saison sèche (de fin octobre à mai). Les côtes du Guatemala connaissent un climat tropical et pluvieux.

d. Économie

Rappelons tout d'abord que 1a monnaie est le Quetzal. Le café représente le premier produit d'exportation du pays, suivi par le sucre et le coton. Le maïs, les fruits et les légumes sont aussi une source de revenus. Mais après le café, le deuxième fournisseur de devises est le tourisme.

e. Population

La population du Guatemala est de plus de 12 millions d'habitants. Les clivages qui existent dans la société guatémaltèque rappellent les caractéristiques des pays d'Amérique latine : ladinos (blancs, créoles, métis ou européens qui détiennent la plupart des pouvoirs et des privilèges) et les indigènes. Au Guatemala, 60% environ des habitants sont indigènes et regroupés en 23 communautés ayant leur propre dialecte et parfois leurs propres coutumes. Ces communautés descendent pour la plupart des Mayas, et ont conservé bon nombre de leurs traditions : vêtements, dialecte, musique, danse...

 

 

Ainsi l'espagnol reste 1a langue officielle mais 22 autres langues ou dialectes sont parlés au Guatemala.

Près de 40 % des Guatémaltèques vivent dans les villes, notamment ceux de souches européennes qui occupent le sommet de la pyramide sociale.
Omniprésentes au Guatemala les religions sont multiples. Il y a une dominante catholique mais les indigènes sont facilement influençables, et mélangent volontiers leur croyance avec le protestantisme ou le catholicisme.

f. Education

L'éducation au Guatemala est gratuite et obligatoire de 7 à 14 ans. L'école primaire dure 6 ans mais seulement 79% rejoignent les bancs de l'école. L'enseignement secondaire dure aussi 6 ans. Dans cette tranche d'âge, seulement 23% des enfants sont scolarisés. L'éducation secondaire n'est pas gratuite sur toute sa durée, ce qui constitue une dissuasion pour l'élève moyen. Environ 65% des adultes savent lire et écrire mais le taux d'alphabétisation varie beaucoup d'un groupe ethnique à un autre. Ainsi certaines études montrent que près de 95% des femmes mayas des zones rurales sont illettrées. Les enfants mayas ont du mal à s'adapter au système éducatif. Ils migrent de façon saisonnière avec leurs parents pour trouver du travail et ces périodes chevauchent généralement l'année scolaire.

 


II. Notre arrivée au Guatemala

a. Préparation

Tout au long de l'année, avec notre groupe humanitaire composé de 18 personnes membres de l'association humanitaire " Aide Universitaire ", nous avons récolté des fournitures et de l'argent afin d'apporter en plus de notre présence un soutien financier et matériel. Nous avons donc réalisé des ventes de gâteaux le dimanche matin à la sortie des églises. Nous avons fait des collectes de fournitures à la sortie des hypermarchés. Nous avons aussi organisé une soirée étudiante dans la crypte de l'église Sainte Cécile de Boulogne. Une grande partie de l'argent récolté fut transformé en fournitures scolaires, mais aussi en produits d'hygiène, jeux et bonbons. Nous avons gardé un peu d'argent pour notre action sur place. Nous avons aussi emporté des vêtements ...Nous ne sommes donc pas partis les mains vides au Guatemala.
D'un point de vue personnel, la préparation de notre voyage a aussi pris beaucoup de temps : mise à jour des passeports, achat des équipements, vaccination, confection de la trousse de médicaments.... Les préparatifs ont été longs et laborieux mais ils étaient nécessaires et prévoyaient un voyage inoubliable.

b. Décollage

Nous sommes donc partis à 10 (2 étaient déjà partis la veille et 6 nous rejoignaient quelques jours plus tard) le 10 juillet pour le Guatemala via Atlanta aux Etats-Unis. Nous nous sommes tous retrouvés à l'aéroport pour prendre un dernier Mac Donald avant notre départ ! Chacun de nous portait un gros sac à dos mais aussi 2 énormes sacs de vêtements et fournitures. Nous dépassions donc tous le quota de poids de bagages autorisés !
Le personnel au sol de l'aéroport Charles de Gaulle a été très compréhensif et nous a permis de faire monter tous nos bagages sans surplus de coût grâce au caractère humanitaire de notre mission.
Nous voilà donc partis pour un voyage d'une durée de plus de 12 heures. Mais la joie de partir était telle que 1e vol passa très vite. Nous fîmes escale à Atlanta. Le stress commençait à monter, la moitié des bagages devaient être récupérée et réorientée vers le Guatemala, l'autre partie effectuait la correspondance directement. Panique ! Quels bagages arriveront bien à Guatemala ciudad ?

c. Arrivée à Guatemala Ciudad

Nous avons atterri à Guatemala Ciudad vers 22h heure locale. L'air était lourd et humide, la chaleur étouffante. Nous avons fait la queue à la douane encore une bonne heure et eurent enfin le plaisir d'avoir un premier tampon sur notre passeport.

Tampon du Guatemala au passage de la douane

 

Deux filles du groupe parties un jour plus tôt nous attendaient, ravies de revoir des français après plus de 20 heures passées dans l'aéroport à nous attendre.
Finalement, nous sommes allés récupérer nos bagages. Et à notre grande surprise nous n'avons perdu qu'un sac de fournitures et livres, relativement peu important mais que nous ne retrouverons jamais. En revanche le groupe des 6 qui nous rejoignait quelques jours plus tard, eut moins de chance, car à l'arrivée il manquait tous les sacs de 2 des 6 personnes, soit 6 sacs dont leur sac à dos et leurs sacs de fournitures. Pour la petite histoire, sachez que ces deux personnes ont tout récupéré au fur et à mesure des différents vols ultérieurs et que le dernier sac à dos fut récupéré près de 1 mois après notre arrivée.

A l'aéroport, Lorna notre contact franco-guatemaltèque qui nous a trouvé notre mission au Guatemala, nous attendait avec des gens de sa famille et deux voitures pour nous emmener dans un hôtel qu'elle nous avait réservé. Son accueil fut chaleureux et nous partîmes donc entassés dans les voitures à notre hôtel où nous passâmes la nuit. Le lendemain matin, Lorna nous attendait avec un minibus pour notre départ pour San Lucas Toliman, village où nous devions passer notre mois. Les bagages furent mis sur le toit du véhicule.

Après avoir atterri à Guatemala Ciudad, nous prenons donc la route vers les Hautes Terres pour rejoindre le village de San Lucas. La traversée de la capitale, entre bidonvilles et quartiers résidentiels, révèle déjà un contraste de vie. Puis nous sortons de la ville et c'est la luxuriante et abondante végétation qui apparaît sur ces paysages vallonnés. La route est plutôt bonne, goudronnée presque partout mais elle est parfois dangereuse. Un tronçon de route notamment étant sujet à de fréquentes embuscades de voleurs, n'est utilisable que escorté d'une voiture de police.

C'est ainsi que nous prîmes une route de terre à travers les montagnes escortés d'une voiture de police. Après 5 heures de bus, nous apercevons le lac Atitlan au milieu d'une chaîne de volcans et nous arrivons au village San Lucas Toliman.

Surprise de voir des étrangers, mais pas intimidée, la population nous parait plutôt tranquille et accueillante. En mettant notre espagnol à l'épreuve, nous trouvons enfin le centre Pavaroti lieu de notre action. Notre arrivée ayant déjà du faire le tour du village, la directrice La Senora Juana du centre et son adjoint Orlando nous attendent avec un grand sourire et nous accueillent chaleureusement .

Rue de San Lucas

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III. Notre vie à San Lucas

a. Organisation

Nous avons décidé afin de vous faire partager l'expérience que nous avons vécue lors de notre mission humanitaire de vous décrire une journée type en vous détaillant notre emploi du temps plutôt que de vous faire un journal de bord.

Tout d'abord, précisons nos conditions d'hébergement. Nous étions en " pension complète " au centre c'est-à-dire que Orlando avait mis à notre disposition une grande pièce carrelée (avec vue sur le lac !) dans laquelle était disposée 18 matelas. Nous avons donc partagé notre intimité à 18. Le centre avait engagé des cuisinières pour nos repas, ce qui était une source non négligeable de revenus pour ces deux femmes avec qui nous nous sommes liés d'amitié. Nous avons d'abord refusé car nous pouvions cuisiner seuls mais cette demande fut rejetée et vexa même nos hôtes. Nous disposions de 2 douches d'eau froide pour nous laver. En contrepartie nous versions l'équivalent de 70 F par jour au centre par personne.

Les cuisinières du centre

b. Une journée type

Notre journée se divisait en deux grandes parties :

La matinée, hors du centre : Lorna nous avait présenté Victor, le responsable des écoles des villages avoisinants, qui nous a permis pendant toute la durée de notre mission de découvrir l'arrière pays en se rendant dans ces écoles.

L'après midi, consacrée aux élèves du centre.
Les élèves du centre commençant leurs cours à 8h00, il fut décidé que notre heure de réveil était fixé à 7h00.
-7h00 : Lever des troupes, les plus courageux font la queue pour prendre une douche froide (l'altitude dépassant les 2 OOOm, l'eau est réellement froide) : moyen radical pour se réveiller. - 7h30 : Petit déjeuner guatémaltèque variant selon les marchés : haricots rouges, sorte de fromage de chèvre blanc ressemblant à 1a féta, oeufs brouillés, café ...
- 7h45 : Lever de drapeau en début de semaine avec l'hymne chantée par les enfants devant leurs professeurs.
- 8h00 : Début de NOS cours ! La senora Juana estimant que nous avions encore quelques progrès à faire en espagnol, décida de nous donner chaque matin un cours d'espagnol et de cakchiquel(dialecte local) pendant une heure. Nous étions invités à rédiger quelques devoirs dans la soirée.
- 9h00 : Début de notre journée de travail : Alors que les enfants du centre suivaient leurs cours quotidiens avec leurs professeurs, Victor le responsable local des écoles de " brousse " nous emmenait chaque matin dans une école différente de la région des Hautes Terre. Ces écoles scolarisaient des enfants de 7 à 12 ans. Notre voyage s'effectuait en pick-up. (18 dans un pick-up !)

Après une vingtaine de minutes, nous arrivions à l'école en empruntant des chemins parfois très inattendus. Les écoles étaient toutes très différentes mais l'accueil des enfants était toujours semblable : cris de joie, sourires timides et surpris, yeux émerveillés...
Les enfants souvent prévenus de notre visite guettaient l'arrivée du pick-up et des petits français surnommés " gringos " (terme donné aux américains blancs) chargés de cadeaux (bonbons, vêtements, fournitures scolaires...).
Les maîtresses fières de nous accueillir nous préparaient souvent des collations que nous nous efforcions d'accepter avec plaisir malgré l'apparence quelque peu douteuse des mets proposés.

Chemin menant à une école
Ecole de Iximché

Dans chaque école qui comptait près de 150 enfants pour seulement deux maîtresses, nous nous répartissions pour donner en première partie quelques notions de français aux enfants les plus âgés, faire des dessins avec les plus petits, chanter des chansons françaises ou espagnoles qu'ils nous apprenaient parfois.


18-18-18

22-22-22-22

 

-19h00 : Nous avions un dîner quelque peu frugal. Nous allions donc ensuite acheter un petit complément de nourriture dans le village puis nous allions voir la nuit tombée sur le lac avec nos nouveaux amis guatémaltèques.


Vue du lac depuis le centre Pavaroti à la tombée de la nuit


c. Le week-end

Alors que tous les professeurs partaient du village de San Lucas le week-end, nous étions seuls au centre, ravis de prendre des repas à l'européenne.
Nous avons profité des week-ends pour emmener les enfants en excursion notamment à Antigua : ville nichée entre 3 volcans qui figure parmi les plus anciennes et les plus belles villes d' Amériques Centrales.
Nous avons aussi profité de nos temps libres pour visiter les villages au bord du lac : Panajachel, Solola, San Pedro, Santiago de Atitlan. Pour les trajets , nous prenions un pick-up jusqu'au village Santiago de Atitlan d'où nous pouvions prendre une lancha pour traverser le lac et nous rendre notamment à Panjachel, le plus grand village autour du lac d'où nous pouvions envoyer des mails et faire du shopping. Nous avons aussi fait l'ascension d'un volcan escorté d'un guide pour éviter " les bandits à la gachette facile "(Cf :précaution du guide du routard).Nous n'avons eu aucune mésaventure.
Nous gardons de ce mois passé à San Lucas un souvenir inoubliable, aussi bien des enfants des écoles que de ceux du centre ou bien encore de tous les villageois de San Lucas. Leur accueil fut si chaleureux et le cadre de notre mission si extraordinaire que nous ne rêvons d'y retourner et de faire découvrir à tous, ce petit coin de paradis à l'autre bout du monde. Nous avons donc quitté le centre : notre nouvel maison un mois après notre arrivée le cceur gros. La senora Juana et Orlando nous remercièrent infiniment et nous préparèrent un goûter de départ. Le groupe de 18 que nous formions fut donc divisé et plusieurs sous groupes partirent de leur côté en bus. Nous avions en revanche décidé de nous réunir à Guatemala Ciudad un peu plus tard, pour aller assister à la messe du pape qui continuait son périple après les JMJ de Montréal.

IV. Notre voyage

a. Moyen de transport

Pour faire la route nous avons donc choisi le moyen le plus économique c'est-à-dire un bus locale, et ce choix s'est révélé très instructif car il nous à permis d'être au contact de la population ; le terme " contact " justifie aussi notre entassement dans le bus : à 6 par banquettes (censée être pour 3), entre 2 poules et un fermier, le trajet est périlleux et cocasse ! De plus les sacs sont entassés sans aucun système d'accroche sur le toit du véhicule or les routes n'étant pas toutes goudronnées, les sacs ont tendance à se déplacer sur le toit.

Il faut signaler que c'est par ce moyen de transport qu'il nous ait arrivé toutes nos péripéties. En effet, lors d'un voyage une des filles avec qui nous étions parti n'a pas retrouvé son sac à l'arrivée. Le sac avait du passer par-dessus bord lors du trajet. Dans un autre bus c'est un garçon qui fut la proie d'un pickpocket qui lui déroba argent, cartes, billets d'avion et papiers d'identité. Tous sont revenus sains et saufs en France mais ces évènements n'ont pas facilité le voyage.

b. Notre itinéraire

Nous sommes donc partis de San Lucas pour monter un peu plus au nord du lac à Chichicastenango réputé pour son marché. Puis nous sommes redescendus au sud du Guatemala pour voir la côte Pacifique. Nous nous sommes ensuite rendus à Guatemala ciudad pour le rassemblement du pape où nous avons retrouvé tous nos compagnons de voyage.

Rassemblement pour le pape à Guatemala ciudad

Nous nous sommes ensuite séparés pour reprendre la dernière étape de notre voyage : Tikal qui n'est autre que le site de ruines mayas le plus spectaculaire d'Amérique latine enfoui au milieu de la jungle.


Un temple de Tikal

Remerciements

Nous remercions
- La mairie de Neuilly pour l'aide financière qu'elle nous apporté sans laquelle nous n'aurions pu réaliser ce fabuleux voyage à l'autre bout du monde.
- Le Lonely Planet qui nous a fournit gratuitement le guide touristique du Guatemala
- Lorna pour nous avoir trouver cette fantastique mission humanitaire
- Orlando pour sa gentillesse et son accueil dans le centre
- La senora Juana pour sa patience lors de nos cours d'espagnol
- Tous les membres de notre groupe avec lequel nous sommes partis pour leur bonne humeur de toutes circonstances
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Commission Extra-Municipale des Jeunes de Neuilly sur Seine-
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