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2- A la rencontre des petits producteurs de café. - Mardi 3 août : départ pour la cordillère des Cuchumatanes, et le café bio à la Peña Roja.
Ce point est pourtant problématique pour le petit producteur qui doit à la fois fournir un effort technique et financier considérable pour pouvoir prétendre à la précieuse certification apposée par des organismes privés. En effet, l'agriculteur vend son café au poids. Or, pendant les quatre années de transformation de la terre en bio, sa production va diminuer (car il n'utilise plus d'engrais), production qu'il devra vendre au prix standard (car ce n'est pas encore du " café bio "). Henerio nous confie que lui peut ainsi investir à long terme, grâce aux dollars qu'il a mis de côté pendant les trois ans où il a travaillé en tant que journalier agricole aux Etats-Unis. Mais peu de producteurs sont en mesure de " spéculer " ainsi, la plupart ne songeant qu'à vendre leur café pour pouvoir survivre récolte après récolte. Après un délicieux dîner agrémenté de tortillas et de " pollo al pipian ", nous profitons de l'hospitalité d'Anacleto, le frère d'Henerio, pour passer la nuit.
- Mercredi 4 août : La Todosanterita, Modernité, Communauté Réveillés à l'heure où chante le coq, nous partons, après une brève visite de l'école, rejoindre sur un autre versant de la cordillère des Cuchumatanes la coopérative La Todosanterita. L'école de la Peña Roja à été construite il y a quatre ans grâce à un fond mixte de l'Etat et d'aide internationale, et l'argent du café permet aux parents agriculteurs de fournir le matériel scolaire à leurs enfants. La route est difficile, rocailleuse et semée d'embûches,
si bien que notre pick-up peine à certains endroits. Quand
la route se termine, nous arrivons et sommes accueillis par Felipe
Perez Pablo, fondateur et président de la coopérative.
Il nous fait découvrir une coopérative prospère
et bien développée. Ses bureaux sont équipés
d'ordinateurs modernes et il est assisté par Miriam Chales,
diplômée de comptabilité. Ces équipements
modernes, nécessaires pour gérer les 3 tonnes de café
produites par les 136 associés, sont en partie un don d'une
ONG suédoise, et en partie le résultat des efforts des
producteurs qui scandent que " L'union fait la force ".
![]() Si le village de La Peña Roja avait été fondé vingt ans auparavant par des populations ladinas (cf. intro), ici, la totalité des villageois appartient à la même communauté ethnique : les Mayas Mames, la grande majorité ne parlant que Mam, pas espagnol, et reconnaissables à leurs vêtements spécifiques.
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Commission
Extra-Municipale des Jeunes de Neuilly sur Seine-
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